ComposanteIII : Appui au développement local

Cette composante vise à promouvoir l’émergence et la consolidation d’un partenariat local, tourné vers la réduction de la pauvreté et le développement, au sein duquel les populations cibles sont des acteurs à part entière et reconnus par tous. Elle comprendra :

(a) un ensemble cohérent d’activités de renforcement des capacités tournées essentiellement vers les populations cibles et leurs partenaires clés (alphabétisation, IEC, sensibilisation/formations) et 

(b) un mécanisme de concertation inter-acteurs à l’échelle locale (commune) comprenant un Fonds d’Investissement à l’Echelle Communale (FIEC). 

Cette composante prolongera et approfondira l’expérience acquise et/ou les partenariats noués au cours du PASK I sur une partie importante de ces aspects. Elle s’articulera avec les nouvelles stratégies nationales en matière d’alphabétisation fonctionnelle et de communication pour le changement des comportements. Elle rejoindra, pour la mise en œuvre du FIEC les modalités et les canaux institutionnels utilisés avec succès dans le cadre du programme VAINCRE dans deux des trois moughataas de la zone et les introduira dans la troisième (M’Bout).

 Renforcement des capacités 

Les actions d’alphabétisation entreprises durant le PASK I seront poursuivies et approfondies. La priorité sera mise, au cours du PASK II, sur l’alphabétisation fonctionnelle centrée sur les activités économiques des apprenants (« métiers d’avenir » en particulier) et en réponse à leurs autres demandes (y compris le calcul et des notions de base en gestion). Les femmes et l’analphabétisme de retour resteront les cibles principales, mais des actions spécifiques viseront à impliquer les hommes. Le programme d’alphabétisation visera 20% de la population analphabète, âgée de plus de 15 ans, soit environ 22 000 personnes (dont environ un tiers d’hommes) répartis dans 375 villages. Les modalités de mise en œuvre seront harmonisées avec celles définies dans le cadre du Programme d’Alphabétisation en Apprentissage de Métiers (PALAM) appuyé par la Banque Islamique de Développement (BID). Des contrats ou conventions seront noués entre le Projet et des partenaires spécialisés.

Les campagnes d’Information Education Communication (IEC)

Pratiquées au cours du PASK I continueront à être pratiquées et seront perfectionnées et élargies. Basées sur des sessions d’animation réalisées par des « points focaux villageois », dont 80% de femmes, formés et dotés de supports pédagogiques, elles ont rencontré un vif succès auprès des femmes et ont eu, de leur point de vue, un impact important. Aux thèmes traités lors du PASK I (droit des femmes, mariages précoces, maladies sexuellement transmissibles, hygiène, nutrition, scolarisation des filles, etc.) seront ajoutés des thèmes concernant la gestion des ressources naturelles, l’élevage, l’agriculture, etc. En plus des sessions plus tournées vers les femmes, des sessions visant particulièrement les hommes et/ou l’ensemble des ménages seront introduites. La formation, le recyclage et le suivi des points focaux sera confié à des opérateurs. L’équipe du Projet ne jouera qu’un rôle de coordination et de contrôle. 

Les Cadres Communaux de Concertation CCC :

Institués dans le cadre du PASK I33 seront revitalisés et appuyés. Leur vocation sera de mettre en place des espaces d’échange et de collaboration entre acteurs locaux et notamment entre la société civile locale et les municipalités. Ils devront permettre l’expression et la socialisation des initiatives des différents acteurs. Leur composition pourra s’ouvrir à d’autres types d’acteurs mais les organisations rurales de base devront rester majoritaires. Les CCC joueront un rôle d’orientation, d’articulation et de ciblage pour l’ensemble des actions du PASK II (et éventuellement pour celles d’autres intervenants) menées sur le territoire de leur commune. En particulier le CCC proposera les actions pouvant bénéficier de l’appui financier du FIEC (voir ci-dessous) et contribuera aux décisions de financement du FAIE (voir ci-dessous). L’ensemble des appuis aux CCC seront mis en œuvre directement par les équipes du Projet. 

Fonds d’Investissement à l’Echelle Communale (FIEC) 

Le Fonds d’Investissement à l’Echelle Communale prolongera la logique d’investissements publics locaux mise en œuvre au cours du PASK I. Hormis ceux inscrits sur une liste négative (moyens de transport, bâtiments administratifs, caractère religieux ou politique, risque de trouble à l’ordre public, etc.), seront éligibles tous les investissements de compétence communale ainsi que les contributions de la commune à des investissements à caractère intercommunal. La mise en œuvre de ce volet sera confiée au programme VAINCRE. Les propositions de projet émises dans le cadre des CCC seront traitées selon les procédures et les modalités adoptées dans le cadre du programme VAINCRE. En particulier, une allocation budgétaire maximale sera affectée à chaque commune sur la base de sa population totale et de l’incidence de la pauvreté. La maîtrise d’ouvrage sera assurée par les municipalités (ou leurs mandataires). Dans les deux moughataas où ce programme intervient, le PASK II contribuera, outre le fonds d’investissement proprement dit, aux coûts de mise en œuvre. Dans la troisième moughataa (M’Bout), le PASK II prendra en charge les coûts, en outre, d’une antenne locale et de la structure d’appui « Intercom » ainsi qu’une contribution à la rémunération d’un Agent de Développement Communal pour les communes qui en feront la demande. De plus, des formations seront rendues accessibles aux comités de gestion des investissements (municipalités, société civile) et la réflexion sur les modalités de délégation de mandat de service public des municipalités vers des organisations de la société civile sera appuyée. Dès 2012 une réflexion sera entreprise, avec en particulier les acteurs du programme VAINCRE, sur l’évolution à donner au FIEC et aux activités d’accompagnement à l’issue de la phase actuelle de ce programme (prévue fin 2013). En fonction du degré de maturité des organisations rurales, l’ouverture d’un guichet directement accessible à ce type de structures devra être envisagée. Une seconde réflexion de ce type sera entreprise au cours de la cinquième ou sixième année du PASK II.  

Les comités de gestion d’infrastructures sociales qui auront reçu un mandat de délégation de service public de la part des municipalités (associations de parents d’élèves, comités de gestion de postes de santé ou de points d’eau essentiellement) pourront bénéficier de formations et de recyclages organisés avec l’appui du Projet. Ces formations seront organisées en étroite liaison avec les politiques nationales dans ces domaines et coordonnées avec les autres intervenants. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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