Historique :

PASK I: Objectifs, Coût, domaines d'intervention 

Le PASK I est conçu comme un instrument majeur de mise en œuvre du CSLP. Il se place dans une perspective de développement humain durable de long terme, mais se fixe des objectifs réalistes susceptibles d’être atteints au terme d’une période d’exécution de sept ans. 

Le coût total du projet, était de 22,9 millions de dollars des États Unis (USD). Le prêt du FIDA s’est élevé à 11,3 millions d’USD tandis que les contributions de l’OPEP et du gouvernement étaient respectivement de 3,5 millions d’USD et de 8 millions d’USD. 

Les objectifs retenus constituent un équilibrage entre la nécessité de jeter les bases solides d’un développement durable et celle de répondre aux attentes urgentes des populations. Ainsi les actions envisagées doivent permettre de valoriser les opportunités en matière d’amélioration des revenus et de lever les contraintes structurelles au développement local.

En tant qu’outil et moyen de mise en œuvre du CSLP, le PASK I doit contribuer à la réalisation des objectifs stratégiques de ce dernier en termes de réduction de l’incidence et de la sévérité de la pauvreté, d’amélioration des indicateurs de développement humain et de développement des capacités.

Le projet intervient au niveau des départements de M’Bout au Gorgol, Kankossa en Assaba et Ould Yengé au Guidimakha regroupant une population totale de 180.000 habitants environ répartie entre 21 communes éclatée en 640 villages. Ces trois département partagent certaines caractéristiques notamment l’incidence élevée de la pauvreté, la précarité et la surexploitation des ressources naturelles, la fragilité des économies locales axées essentiellement sur l’autoconsommation et peu ouvertes à l’extérieur ainsi que la dispersion de l’habitat.

Eu égard à la forte prévalence de la pauvreté et des déficiences généralisées dans les conditions de vie, le projet prévoit plusieurs interventions qui auront des effets bénéfiques sur l’ensemble de la population cible. Il s’agit d’abord d’actions de désenclavement, de mise en place d’infrastructures économiques structurantes (marchés) qui visent à mieux intégrer les populations de la zone dans la vie économique et sociale du pays, et à établir les conditions nécessaires pour une croissance de l’économie locale. 

La réhabilitation et la mise en place d’infrastructures d’eau potable contribueront à remédier au problème le plus prioritaire des populations rurales de la zone. Grâce au programme d’accompagnement, financé par le gouvernement dans le cadre du programme de réduction de la dette et dont une partie est en cours d’exécution, ces populations rurales auront accès à des infrastructures éducatives et sanitaires fonctionnelles et de conditions d’habitat rural amélioré. 

Les activités agricoles restent la principale source de revenu des populations rurales de la zone. A cet effet, le projet prévoit une large gamme d’actions visant à améliorer le capital productif et la productivité d’environ 10 000 petits agriculteurs, dont le niveau de vie dépend principalement des cultures pluviales et/ou de décrue et de l’élevage de case. 

La prévalence des femmes chefs de ménage dans la zone du projet semble relativement importante en raison notamment de la forte mobilité des hommes adultes. L’acuité plus grande des problèmes d’accès des femmes à la sécurité foncière, au savoir - faire, aux services de financement, et à l’information fait que la situation de pauvreté des ménages dirigés par des femmes est bien plus grave que celle des ménages dirigés par des hommes. 

La stratégie de promotion féminine du projet vise à créer les conditions de la participation pleine et active des femmes, à promouvoir leur accès aux services sociaux et aux opportunités économiques, et à les aider à développer les capacités pour exploiter ces opportunités. La stratégie repose sur quatre axes d’intervention majeurs : (i) la participation effective des femmes aux processus de prise de décision ; (ii) le développement du capital social des femmes ; (iii) la facilitation de l’accès aux services sociaux essentiels ; et (iv) le renforcement du pouvoir économique des femmes. 

Le projet propose de faire bénéficier les jeunes ruraux de dispositifs d’appui similaires à ceux prévus pour les femmes, notamment en matière de participation effective aux prises de décision, de développement de capital social, et de promotion d’opportunités économiques.